La scène artistique chinoise

Blog créé dans le cadre d'études à L'ICART (Institut supérieur des Carrières Artistiques)

samedi 15 janvier 2011

Reportage le métier de céramiste avec Hai Chen

Interview d’une céramiste d’une autre céramiste : Hai Chen
Céramiste de renom elle est également la propriétaire et la principale styliste de Blue Shanghai White.
Hai Chen, comment êtes-vous devenue céramiste et quand avez-vous démarré Blue Shanghai White?
J’ai étudié les beaux-arts et la céramique de 1987 à 1991 à l’académie centrale des Beaux-Arts de Pékin puis de 1992 à 1996 à l’académie centrale des Beaux-Arts et de Design. J’ai créé Blue Shanghai White en 2003.
Blue Shanghai White (BSW) est basé sur un concept. Pouvez-vous expliquer ce concept aux lecteurs ?
Le concept de BSW est d’utiliser des méthodes ancestrales pour créer des pièces intemporelles avec un zest de modernité. Nous créons de la vaisselle et des meubles en suivant ce concept. Pour les meubles je garde la structure en bois classique et j’incorpore la porcelaine pour en faire des tables et des chaises.
Pouvez-vous décrire le processus de création de votre porcelaine?
Tout d’abord je voudrais souligner qu’à BSW tout est fait-main. Pour créer un objet en porcelaine il faut d’abord faire une forme en argile. A BSW nous n’utilisons que du kaolin. Il contient beaucoup de silice et est structurellement proche du verre. C’est ce qu’on appelle de la « porcelaine dure » par opposition au « Bone China » qui est considérée comme de la « porcelaine molle ».
Puis on laisse sécher la forme pendant un mois ou plus. Elle est ensuite peinte à la main puis cuite dans un four à gaz à une température de 1320º entre 10 et 12 heures et laisser à refroidir pendant une douzaine d’heures également à l’intérieur même du four. La peinture bleue que nous utilisons est à base de cobalt, la rouge est à base de bronze et nous utilisons une peinture à base de fer pour les teintes marrons.
De qui est composée votre clientèle? Avez-vous vu une évolution depuis que votre boutique est ouverte?
Quand nous avons ouvert la grande majorité des clients étaient des étrangers soit vivant à Shanghai soit de passage. La clientèle chinoise venait et n’achetait pas pour elle-même mais plutôt pour faire des cadeaux. Aujourd’hui 70% des clients sont chinois et achètent désormais pour eux-mêmes. Ils font partie de la classe moyenne chinoise et redécouvre la porcelaine chinoise. La céramique contemporaine devient de nouveau à la mode.
Pouvez-vous donner une idée des prix de vos produits aux lecteurs ?
Selon la complexité du design et la taille, une théière coûte entre  1000 et 2000 rmb (US$ 146-292 / € 110-220 / £ 96-192 / AU$ 170- 340 / taux de change au 10 juin 2010)
Que prépare Blue Shanghai White pour l’été?
Notre nouvelle ligne s’appelle Cooling Summer ( traduction approximative: été frais) et elle sortira fin juin. Ce sont des tables et des chaises en bambou et porcelaine.
Où peut-on se procurer vos produits?
Tout d’abord dans notre boutique sur le Bund de Shanghai: Blue Shanghai White 17-103 Fuzhou road, Shanghai 200002. Tel: +86 21 63 23 08 56
Amanresorts à Hangzhou vend également nos produits ainsi que le Mandarin Oriental sur l’île de Hainan.
Sinon vous pouvez vous procurer la notre porcelaine dans le grand magasin NK à Stockholm chaque nouvel an chinois: Regeringsgatan 38, Stockholm, Suède.
Hai Chen a éffectué une résidence d’artiste au Centre Européen de la Céramique (European Ceramic Work Centre) de ’s-Hertogenbosch aux Pays-Bas et son travail a été exposé à Genève au musée Ariana.
 

vendredi 14 janvier 2011

La céramique chinoise

Connue pour la porcelaine qu'elle a inventé, la céramique chinoise est un art très ancien puisqu'on peut le dater de plus de 4000 ans avant Jésus Christ qui mêle plusieurs arts comme l'art décoratif, la peinture, la sculpture, la poésie, la musique, la théâtre, l'acrobatie, la calligraphie, etc.

L’argile est issue de la désagrégation de roches ignées telles que le granit ou le basalte. Elle se présente sous la forme de dépôts sédimentaires. Les composants de l’argile sont l’alumine et la silice. En Chine du Nord, l’argile,  nécessite de hautes températures de cuisson. Elle présente en outre de nombreuses impuretés qui colorent la pâte, tel le fer. Tandis qu’au sud de la Chine, les impuretés sont filtrées.
Parmi les poteries peintes fabriquées à l'âge du néolithique, on peut trouver de bols, des pots, des vases, des plats à pied unique, des trépieds et des récipients à trois pieds creux. Ces poteries de différentes formes, produites dans diverses régions, combinent parfaitement leur qualité utilitaire à leur valeur artistique. leurs formes, couleurs et décoration sont une esthétique très élaborée .Les ancêtres chinois ont légué à la postérité de riches expériences en matière de céramique. Aujourd'hui, la plupart des récipients ont conservé leur forme ancienne.

La céramique, de nos jours, se développe encore; tant sur le plan des formes que sur le plan technique. En voici la preuve avec ce Focus On.


Jiang Yanze fait partie de la nouvelle génération de céramistes chinois:
Elle a su peu à peu se faire une place dans le monde artistique Chinois.
Son travail combine matériaux artisanaux traditionnels et conception contemporaine de l'art et travaille exclusivement sur la porcelaine. Ses compositions tendent vers l'abstraction et la conceptualisation. Ces oeuvres prennent place dans un cadre traditionne (formes uniques constituées de matériaux quotidiens comme ces tasses, bols ou vases)

Fiche technique pour les amateurs de poterie, la cuisson :

L’argile est un matériau plastique qui peut être modelé à la main, monté au colombin, tourné ou moulé. Le tour rapide est mis au point en Chine orientale dès le IVème millénaire av. J.C. Le moulage, attesté au néolithique, se développe considérablement à partir de la dynastie des Han (206 av.-220 ap. J.C.).

La Chine a créé deux grands types de fours pour la cuisson des céramiques,. En Chine du Nord triomphe entre les Xème et XIVème siècle le four « en forme de petit pain arrondi », capable d’atteindre de très hautes températures. D’un volume restreint, il présente l’inconvénient d’être lent à refroidir.

Le « four dragon », construit à flanc de colline, est lui progressivement élaboré entre les IIIème et XIIIème siècles dans le sud-est de la Chine. D’une grande capacité, il est toutefois gourmand en combustible (bois) et ne permet pas une grande stabilité de la température et de l’atmosphère. Cette dernière peut être riche en oxygène (cuisson en oxydation) ou en manquer (cuisson en réduction). L’atmosphère conditionne la couleur de la pâte céramique et de son revêtement.

La terre cuite, poreuse et tendre, est obtenue en cuisant l’argile entre 800 et 1000°C. Aux environs de 1250°C on obtient du grès. Dur et vitrifié, il contient toutefois des impuretés qui en colorent la pâte. La porcelaine se forme aux alentours de 1350°C : Elle est dure, vitrifiée dans la masse et blanche. Son constituant principal est une argile très pure appelée kaolin.

Une céramique peut recevoir deux types de revêtements. Les glaçures sont des revêtements de petit feu (800°C) traditionnellement associés aux terres cuites. Riches en éléments favorisant la vitrification (quartz), on leur incorpore un fondant, substance qui abaisse la température de fusion, le plus souvent du plomb. Elles sont colorées par de nombreux oxydes métalliques (fer, manganèse, cuivre, cobalt). Les couvertes sont des revêtements capables de supporter de hautes températures associées aux grès ou aux porcelaines. De même nature que la pâte, elles utilisent la cendre végétale comme fondant. A Jingdezhen, les porcelaines sont revêtues d’une couverte à base de baidunzi (roche riche en silice qui entre également dans la composition de la pâte). Avant le XIVème siècle, les couvertes sont colorées par l’oxyde de fer qui donne des bruns en oxydation et des verts en réduction (grès à couverte céladon).
  
Laura.L

mercredi 12 janvier 2011

La chine au Palais Royal

  
Le 18 mai 2010, Frédéric Mitterrand a inauguré, dans le jardin du Palais-Royal à Paris, l’exposition «Le Jardin emprunté» qui, en écho à l’Exposition Universelle de Shanghai, présente les œuvres de six artistes chinois qui vivent ou travaillent en France : Huang Yong Ping, Shen Yuan, Yan Pei Ming, Wang Du, Yang Jiechang, Chen Zen. 

Au Jardin. L’exposition «Le Jardin emprunté», qui s'est tenu au jardin du Palais-Royal à Paris jusqu'au 27 juin fait écho à l’Exposition Universelle de Shanghai. Les œuvres de six artistes chinois qui vivent ou travaillent en France : Huang Yong Ping, Shen Yuan, Yan Pei Ming, Wang Du, Yang Jiechang, Chen Zen, y sont présentées.
Huang Yong Ping. Développant un discours critique sur les cultures occidentales et orientales, ses œuvres mettent souvent en scène le règne animal qui, par sa puissance symbolique, tient une grande place dans la culture chinoise. Dans le jardin du Palais-Royal, il expose un buffle empaillé installé dans une carriole à l’arrêt. Le buffle est la monture traditionnelle du sage chinois Lao-Tseu. Le titre de l’œuvre « Immigrant Sans Papier », évoque selon l’artiste l’idée de n’avoir aucune identité ni aucune voix à faire entendre.
Shen Yuan. « Ventre de pierre », L’œuvre présentée dans le jardin témoigne d’une réalité de l’histoire chinoise récente, le Barrage des Trois-Gorges, connu pour être le plus grand générateur d’électricité au monde. Mais il est aussi considéré comme un désastre écologique, humain et culturel. Empruntant à l’art chinois de la représentation du paysage, Shen Yuan sculpte dans ce « Ventre de Pierre » les contours de ce paysage ravagé.
Wang Du. La presse écrite, Internet et la télévision sont les supports privilégiés de son art. De ce recours quasi obsessionnel aux médias, Wang Du extrait les images les plus frappantes, créant ainsi une « post-réalité » qui oscille entre monde réel et virtualité du monde médiatique. Dans le jardin, il a posé trois journaux froissés en boule, surdimensionnés et en acier, qui appartiennent à la série des «Modes».
Yang Jiechang. Son œuvre sollicite les ressources de divers médiums : peinture, vidéo et installation. Avec « Eurasia », il propose une utopie réalisée: une nation au croisement de l’Asie et de l’Europe à laquelle il donne une existence symbolique par un drapeau et un ballon géant qui évoquent les rencontres sportives internationales.
Yan Pei-Ming. « Pirate’s Flag », l’installation de Yan Pei-Ming, l’un des premiers artistes chinois de la génération Tiananmen à s’installer France, est composée de drapeaux qui flottent au vent. C’est un regard porté vers l’avenir incarné par les visages de très jeunes chinois peints sur les drapeaux, enfants d’immigrés aussi bien de l’intérieur qu’à l’extérieur de ce pays continent.
Chen Zen. Son « Jardin Mémorable » offre cinq vues en relief composées en souvenir du fabuleux jardin impérial chinois du Yuanmingyuan, détruit par les troupes franco-anglaises en 1860. De cet immense parc inscrit dans la mémoire collective chinoise et qui abritait la flore et les paysages propres à chaque région de Chine, il ne subsiste que quelques dessins datant du 18ème siècle, conservés à la Bibliothèque nationale de France.

 Caroline.C

dimanche 9 janvier 2011

Chen Man, une femme photographe

Aujourd'hui une femme à l'honneur, Chen Man. C'est la nouvelle «star» de la photo de mode à Beijing. Elle a 27 ans et a fait déjà de nombreuses couvertures de magazine de mode de Beijing. Elle a étudié le graphisme à Cafa.

Son travail montre une évolution assez étonnante, en effet il y a quatre ou cinq ans ce genre de photo était encore impossible à Beijing !





 Caroline.C